Ressources humaines

Tout le monde peut travailler dans la viande

Les entreprises membres de Culture Viande emploient 35.000 salariés, dont 30% de femmes, répartis dans toute la France dans 150 établissements dont la moitié sont des PME employant moins de 50 salariés ; les grands sites d’activité (+ de 500 salariés) regroupent 52% des emplois.

Les preuves en images …

« Les visages de la viande »

Est-il possible d’adresser une « Candidature spontanée » ? Oui, Mathilde l’a fait.

Les métiers sont variés. Regardez Nathalie, dans « Les pieds dans les bottes »

« Le bonheur dans la viande » ?
Oui, bien sûr ! Voyez Séverine.

Recrutement, gestion prévisionnelle des emplois, formation, qualité de vie au travail

constituent nos priorités d’actions afin de valoriser au mieux les savoir-faire traditionnels au quotidien et à grande échelle.

Grâce aux efforts réalisés – adaptation, investissements, formation, innovation – les entreprises des viandes sont parmi les premiers employeurs du secteur agro-alimentaire.

Elles contribuent à l’emploi en région en accueillant et en formant des femmes et des hommes qui y font l’acquisition de nombreuses qualifications.

Les emplois de la viande sont ouverts à tous et toutes. 85 % des employés débutent comme ouvriers de production sur des postes très variés.

Les ressources humaines constituent une toute première priorité pour les entreprises des viandes(*).

Elles mutualisent ensemble leurs expériences positives ainsi que la mise en place d’outils collectifs qui constituent les piliers d’une stratégie globale en matière de politique sociale.

Le ciment de cette stratégie est la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, qui permet d’agir sur plusieurs leviers et d’avoir de la cohérence dans les actions.

Au sein de Culture Viande, la Commission « Ressources Humaines », instance de proposition et de mutualisation, fixe, en accord avec le Conseil d’Administration, la politique sociale nationale qui se traduit notamment dans les négociations et dossiers de la branche, ainsi que dans des actions collectives de Ressources Humaines.

La qualité de vie au travail : une priorité

Les Entreprises Françaises des Viandes sont à la pointe des innovations pour la qualité de vie au travail.

Afin d’améliorer la qualité de vie au travail, elles ont ainsi mis en place des innovations concrètes et pionnières pour la qualité de vie au travail. A titre d’exemple, en voici deux :

– une qui concerne la bonne santé du couteau … car aussi étonnant que cela puisse paraître, un couteau en bonne santé (ou bien aiguisé), c’est moins d’effort pour celui qui s’en sert ! Une nouvelle machine permet d’évaluer la performance de la ligne de coupe du couteau et l’effort nécessaire pour traverser un morceau de viande. La machine valide ou permet d’ajuster une méthodologie d’aiguisage pour maximiser les valeurs objectives du pouvoir de coupe du couteau …et minimiser les efforts des salarié(e)s

– la seconde concerne la réduction des cadences : travailler trop vite génère plus d’inconvénients que de bénéfices ! L’enregistrement de la gestuelle des salariés via des capteurs permet d’évaluer les vibrations engendrées par la vitesse des mouvements. Le but est de prévenir les troubles musculo-squelettiques (tendinites) générés par les gestes en fonction des seuils arrêtés par les médecins.

En 10 ans, les investissements pour le bien-être et la qualité de vie au travail dans les entreprises françaises des viandes ont permis de diminuer de 30% le taux d’absentéisme et les maladies professionnelles.

« A court terme, les maladies professionnelles comme les troubles musculo-squelettiques et tendinites auront été éradiquées », selon Benjamin Castel, membre de la Commission Ressource Humaine de Culture Viande.

(*) En savoir plus : ici, avec la Lettre L’Info Filet spéciale Capital humain (Fév 2015).

La politique sociale de Culture viande

Elle repose sur une politique de gestion des Ressources Humaines structurée et prévisionnelle, favorisant :

  • Le recrutement et l’intégration de salariés peu qualifiés
  • La fidélisation des salariés
  • La transmission des savoir-faire
  • La poly compétence et la polyvalence
  • La traçabilité des compétences et l’employabilité,
  • L’amélioration des conditions de travail
  • La prévention des risques professionnels
  • La sécurisation des relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants

Cette politique se concrétise dans le cadre du dialogue social de la branche professionnelle :

Culture Viande est l’organisation professionnelle qui négocie les textes avec les organisations syndicales de salariés représentatives dans le cadre de la Commission Mixte Paritaire de la convention collective nationale des entreprises de l’Industrie et des Commerces en Gros des Viandes.

Le contenu des accords négociés se veut en cohérence avec la politique sociale initiée par la Commission Ressources Humaines : NAO, formation, OPCA, Seniors, CQP, égalité professionnelle…

Pour prendre connaissance des accords collectifs et circulaires, consulter votre espace adhérent.

Mais également dans le cadre des instances paritaires et auprès des pouvoirs publics : Culture Viande, en tant qu’organisation professionnelle représentative des Industries des viandes, représente et défend les intérêts de ses membres :

Dans les instances paritaires : Commission Paritaire de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNEFP), Commission d’Interprétation et de Conciliation de la branche, OPCALIM, Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA),« OBSERVIA » Observatoire des métiers et des qualifications de l’agroalimentaire, Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS)…

Auprès des pouvoirs publics : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Ministère de l’Agriculture (réforme des diplômes du secteur agroalimentaire : BTS, BEPA…)

Label social

A l’initiative de Culture Viande a été créé, avec le partenariat de Coop de France et du Synafavia, un label social de la prestation de services dans le domaine du travail à façon des viandes, opérationnel depuis fin 2008.

Il s’agit de normaliser les relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants dans la profession, notamment aux fins d’éviter des situations à risque tels que le délit de prêt de main d’œuvre ou le délit de marchandage ; un référentiel audité par une tierce partie indépendante, Bureau VERITAS, a ainsi été mis en place, aux fins de vérifier d’une part le respect des règles légales propres aux conditions de l’exécution du contrat de sous-traitance (dont le savoir-faire) et d’autre part le respect des droits sociaux des salariés des prestataires de service (dispositions légales et conventionnelles).

Intégration des jeunes

Les industriels des viandes connaissent de réelles difficultés de recrutement en raison de contraintes inhérentes aux emplois de transformation agroalimentaire mais aussi en raison de la quasi absence de formation initiale aux métiers d’ouvriers dans la viande.
Pour apporter des solutions, Culture Viande a conclu, dès septembre 2008, un partenariat avec l’IFRIA de Bretagne et les principales agences d’emploi afin de créer le passeport formation « opérateurs qualifiés de production pour l’industrie des viandes ».

L’objet de ce partenariat est la mise en place d’un « sas d’intégration » de 6 mois assurant la formation professionnelle avec de la polyvalence et l’accompagnement à l’intégration avec du tutorat. Cette démarche vise à intégrer des jeunes et participe à une politique de gestion des âges en assurant la transmission des savoir-faire professionnels grâce aux tuteurs « seniors ». Les acquis de la formation sont tracés dans le passeport de Culture Viande.

Cette démarche agit également sur l’amélioration des conditions de travail grâce à un parcours de formation et un accompagnement adaptés dès l’intégration du nouvel entrant dans l’entreprise.

Prévention des risques professionnels

Culture Viande et la CNAMTS (caisse nationale d’assurance maladie) ont signé le 14 mai 2009 une charte spécifique aux industriels de la viande qui porte sur une démarche ambitieuse de prévention des risques professionnels.

Cette charte vise à initier dans l’entreprise une réelle politique de maîtrise des risques professionnels, qui se veut concrète, pluridisciplinaire et adaptée à notre secteur. La méthode préconisée par le SNIV-SNCP repose sur une prise en compte à la fois des facteurs de risques organisationnels, techniques et humains.

Ainsi, la Charte définit un plan d’actions permettant de réduire à la fois les accidents du travail et les maladies professionnelles, qui porte sur six axes :
Conception, rénovation et extension des lieux de travail
Accueil des nouveaux entrants
Ré-accueil des salariés après un AT ou une absence de plus de 2 mois
Formation des opérateurs
Formation des managers de proximité
Démarche d’écoute annuelle des conditions de travail de l’ensemble du personnel de production.
Cette démarche permet de faire le lien entre l’ensemble des facteurs de risques (efforts, postures, stress,…) et leurs causes(conception des équipements, pannes fréquentes, organisation du travail, ambiance collective…) et créer ainsi ce chaînon souvent manquant dans l’analyse des risques professionnels en plaçant le salarié au cœur de l’analyse des risques.

Stratégie et actions collectives RH

Grâce à la mutualisation des expériences positives de nos adhérents visant à sécuriser toujours plus l’emploi dans le secteur, Culture Viande a initié plusieurs projets innovants et mis en œuvre des actions collectives.

Ces projets ont été développé dans l’objectif de favoriser :
La sécurisation des relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants : le label social
Le recrutement et intégration des jeunes autour du passeport formation « opérateurs qualifiés de production »
La prévention des risques professionnels

Focus Sous-traitance

Le livret « SECURISER LE RECOURS A LA SOUS-TRAITANCE » est un exemple de réalisation de projet mutualisé mener à bien au bénéfice des adhérents de Culture Viande.

Les membres de la Section Compétences et Sous-traitance de Culture Viande ont souhaité sensibiliser les entreprises aux conditions particulières d’exécution d’un contrat de sous-traitance. L’objectif est de mettre à leur disposition un livret synthétique, pédagogique et illustré d’exemples concrets issus de situations observées sur le terrain. Il s’adresse à ce titre tout particulièrement aux encadrants présents sur les sites. Cette démarche s’inscrit par ailleurs dans la lignée du label social qui permet de garantir le respect de critères de bonnes pratiques en matière de sous-traitance sur la base d’un référentiel et d’une procédure d’audit diligentée par le Bureau Veritas.

Pour plus d’informations ou pour vous procurer des exemplaires du livret contactez Aurélia Plessy : aplessy@cultureviande.fr – Tél. : 01 53 02 43 97.

Formation aux métiers de la viande

Des Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) ont été créés par un accord de branche du 16 décembre 2005 dans la convention collective nationale de l’Industrie et des Commerces en Gros des Viandes. Un CQP est un titre créé et délivré par les partenaires sociaux de la branche. Il atteste d’une qualification professionnelle dans un emploi.

La branche a choisi de créer 10 CQP qui font l’objet d’une reconnaissance dans la grille de classification.
Chaque salarié ayant obtenu un CQP et occupant l’emploi correspondant est donc classé à un niveau de qualification reconnu dans la convention collective :

– niveau II pour les CQP « Opérateurs »
– niveau IV Agent de maîtrise pour le CQP d’animateur d’équipe
– niveau VI Cadre pour le CQP de responsable d’atelier

La mise en œuvre d’une démarche CQP peut concerner aussi bien les nouveaux entrants (notamment dans le cadre de contrats de professionnalisation) que des salariés déjà en place, pour lesquels la formation éventuellement nécessaire pour atteindre les compétences requises. Il n’y a pas de condition restrictive en termes d’ancienneté, d’âge ou de niveau pré-requis.

Les CQP disponibles dans la branche :

8 concernent les Opérateurs de production :

– opérateur en première transformation des viandes (abattage multi-espèces, spécialisé bovin, ovin, porcin ; traitement des abats)
– opérateur en deuxième transformation des viandes :
— option bovin (deux activités parmi les 5 suivantes : grosse coupe, désossage, parage, piéçage, conditionnement)
— option porcin (découpe primaire et découpe secondaire, piéçage, conditionnement ou désossage de petites pièces, parage, tri, conditionnement)
— option produits tripiers (désossage, parage, piéçage et réception ou conditionnement)
– opérateur chargé de la stabulation des animaux
– conducteur de machines de fabrication et/ou de conditionnement
– opérateur en réception de matières premières
– opérateur en préparation de commandes
– opérateur en traitement des cuirs et peaux
– opérateur en nettoyage industriel

2 CQP concernent le personnel d’encadrement :

– CQP d’animateur d’équipe
– CQP Responsable d’atelier

Pour tout renseignement sur la mise en œuvre de CQP dans votre entreprise, contacter Culture Viande